Sommaire


Le diaporama



Quelques définitions - Conception du montage - La prise de vues - L'assemblage définitif - Présentation des diapositives - Durées de projection - Les conditions de projection - Le son - Les grandes étapes de la réalisation


Avertissement : Je ne prétends pas traiter ici de façon exhaustive de tous les aspects techniques du diaporama, mais seulement d'en faire une présentation générale. Le lecteur intéressé se référera utilement au site spécialisé "Vive le diaporama", ainsi qu'à l'ouvrage "Le diaporama, un loisir, un art, une passion" publié aux Editions Chasseur d'Images.


Quelques définitions

Lanterne On distingue généralement les diaporamas des autres montages audiovisuels, bien qu'un diaporama ne soit qu'une forme particulière de la grande famille des montages.

Un diaporama est un montage en fondu-enchaîné sur un écran: deux projecteurs (ou plus) forment, ensemble ou consécutivement, une seule image sur un écran; le passage d'une vue à l'autre étant le plus souvent progressif, sans trou noir: d'où l'expression "fondu-enchaîné". Avec deux projecteurs, on peut faire un montage qui n'est pas un diaporama au sens strict lorsque la vue apparaissant sur l'écran n'est pas superposée à la précédente ni à la suivante; on peut aussi composer un montage en passant deux vues côte à côte, juxtaposées, pour donner une sorte de vision panoramique.

Les montages en multivision
Il s'agit de la juxtaposition sur une zone de projection de deux ou trois images, ou plus. De nombreuses combinaisons sont possibles, la plus courante étant le "trois écrans", c'est-à-dire que les trois images sont distinctes, séparées ou non par des bandes d'obscurité. Etant donné qu'il faut un matériel imposant, la vraie multivision n'est guère utilisée que pour les grands spectacles et certaines présentations publicitaires.
SchémaMentionnons enfin que l'on peut projeter un montage classique avec deux projecteurs auxquels on ajoute, pour certaines vues spectaculaires, un projecteur 6x6 au centre, ou deux projecteurs 24x36 sur les bords, commandés manuellement.

Dans la suite de cet exposé, je parlerai indifféremment de montages ou de diaporamas car l'important ce n'est ni la définition ni les moyens employés; seul compte le résultat final : avoir quelque chose à montrer et à dire, y parvenir en faisant passer le message au spectateur tout en lui laissant un bon souvenir.



CONCEPTION du MONTAGE


1. Le montage préparé et pré-construit
Cas idéal de l'existence d'un scénario (ou d'une musique, d'une chanson, d'un poème) pour lequel on réalise spécialement les photographies. Donne les meilleurs résultats, mais n'est malheureusement pas assez utilisé, sauf par les diaporamistes chevronnés.

2. Le montage "après-coup"
Sur la base d'un stock de photographies, trouver un fil directeur pour les sélectionner et les assembler (noter que l'ordre chronologique est généralement le moins intéressant), puis trouver textes et musiques. Cas malheureusement très fréquent.

3. Le montage prémédité
Pendant la prise de vues, penser à l'éventualité d'un montage, rechercher des thèmes qui faciliteront l'assemblage, faire des enregistrements, rassembler de la documentation, choisir un cadrage, etc.

Le premier cas étant peu fréquent chez les amateurs, le deuxième donnant des résultats décevants, il faut se concentrer sur la troisième éventualité. En effet, même si l'on ne réalise finalement pas un montage ou un diaporama, on disposera de séries cohérentes qui rendront la projection classique plus intéressante.
A ce propos, signalons qu'il existe toujours la possibilité de confectionner des séries sonorisées, projetées en fondu-enchaîné, qui ne constituent pas un diaporama au sens strict des puristes dans la mesure où il n'y a pas de message ou de scénario avec une progression d'un début vers une fin logiques mais qui, bien réalisées, valorisent les diapositives et permettent d'assurer un spectacle agréable.



La PRISE de VUES


1. Le cadrage
Il n'est pas question d'imposer ici l'horizontale ou la verticale, mais il faut dans la mesure du possible conserver le même cadrage pour tout un montage, surtout pour un "vrai" diaporama. Le cadrage horizontal est le plus utilisé car il correspond à la vue humaine.
A la rigueur, un changement de cadrage est possible à condition de ne le faire qu'une fois, c'est-à-dire de conserver le nouveau cadrage jusqu'à la fin. Si un tel changement est indispensable, passer très rapidement d'une vue à l'autre (sans faire de fondu) pour éviter la formation d'une croix sur l'écran, ou passer par une vue intermédiaire carrée pour la même raison. Enfin, il est possible de "camoufler" un changement de format grâce à des masques de formes diverses incorporés dans les cadres normaux; considérer cependant qu'on ne sauve pas une série de vues mal composées par des artifices de ce genre.

2. Les différents plans
En vue d'un montage, un même sujet doit être photographié sous des angles différents et en plans variés, ce qui donnera du rythme au montage et permettra d'expliquer certaines scènes (par exemple, vue générale suivie de gros plans). Un montage exige des vues nombreuses au départ pour que l'on puisse choisir ensuite celles qui conviennent le mieux, tant sur le plan technique que sur le plan esthétique.
Penser notamment à placer sur une partie précise de l'image tel ou tel objet ou personnage qui devra coïncider avec une partie de l'une des vues voisines.

3. L'éclairage
Pour des sujets statiques, il est intéressant de les photographier sous des éclairages différents (en intensité ou en angle) pour simuler, par exemple, un changement de situation, ou donner une vision complémentaire ou différente.

4. La "troisième image"
L'un des buts du diaporama est de créer une image intermédiaire, fictive, par la superposition de deux vues; cet effet est particulièrement recherché car il peut produire des résultats intéressants, non seulement sur le plan esthétique, mais aussi pour suggérer une idée, transmettre des sensations, dépasser la réalité, etc.

5. Les plans spéciaux
Il s'agit de vues qui n'ont pas de réel attrait en elles-mêmes mais qui ont de l'importance dans un montage. Il s'agit le plus souvent d'images explicatives ou de complément : enseignes, pancartes, plaques sur un monument, dates. Les surfaces "vides" (sable, eau, feuillage) sont utiles pour assurer la transition entre deux vues trop disparates.



L'ASSEMBLAGE DEFINITIF


La mise en séquence finale se fait essentiellement par blocs ou séries de diapositives; elle doit respecter les impératifs exposés ci-dessous, étant entendu que seules les diapositives techniquement bonnes auront d'abord été retenues.

1. Toutes les vues, ainsi que leur succession, doivent aller dans le sens de l'idée directrice (scénario) en assurant, si possible, des temps forts par séquence. Le montage doit commencer par un début et se terminer par une fin logiques pour le spectateur (d'où l'inutilité du mot "Fin" et sa suppression quasi générale observée depuis plusieurs années).

2. Prévoir à ce stade la sonorisation de façon à ce que les séquences ne soient ni trop courtes ni trop longues pour être illustrées par le son (musique, commentaire, bruits).

3. Rechercher les successions et associations, tant pour ce qui est du sujet (logique du scénario ou des situations) que de l'esthétique (correspondance des couleurs, des formes, des lignes). Dans une série, ne pas hésiter à éliminer la vue dont, par exemple, la tonalité ou la densité sont trop différentes de celles de ses voisines.

4. Ces opérations ne peuvent se faire convenablement que sur une table lumineuse qui facilite aussi dans une large mesure les premiers tris (voir la fiche technique "Le matériel de projection").



PRESENTATION des DIAPOSITIVES


Cadres diapos 1. Une fois l'assemblage définitif réalisé, complété des éventuelles diapos de titre et de générique, toutes les diapositives doivent être montées sous cadres avec verres, identiques pour tout le montage, après avoir été très soigneusement nettoyées, ainsi que les verres. C'est certainement un travail fastidieux, mais indispensable pour assurer une projection de qualité (mise au point fixe) et partiellement à l'abri des catastrophes mécaniques. (voir aussi la Fiche technique "conservation des diapositives").
Il existe des cadres avec verres dits "anti-Newton" dont l'utilité est d'éliminer les anneaux irisés qui peuvent se former. Ces verres ne sont pas absolument indispensables pour les diaporamas où chaque diapositive ne reste pas suffisamment longtemps à l'écran pour que les fameux anneaux de Newton soient réellement gênants, mais le léger supplément de prix se justifie cependant pour un montage qui aura une longue durée de vie.

2. Après avoir été encadrées sous verre, les diapositives seront marquées comme suit :
    Marquage des diapos
  • un point de couleur (rouge pour les vues paires, jaune pour les vues impaires, préconise la FIAP), en haut et à droite de la diapositive vue telle qu'elle doit être placée dans le projecteur;

  • trois ou quatre lettres d'identification du montage (par exemple, montage sur Luxembourg = LUX);

  • le numéro d'ordre des diapositives : les vues impaires iront dans le projecteur de gauche (point de couleur jaune) et, cela va de soi, les vues paires seront regroupées dans l'autre panier (point rouge).
Ne pas utiliser d'étiquettes autocollantes qui, avec le temps et la chaleur de la lampe, peuvent se décoller et provoquer le blocage du projecteur. Utiliser plutôt un feutre ou marqueur à l'alcool.

3. Avant de mettre les diapositives dans les paniers, il est conseillé de les maintenir serrées en bloc dans le sens de projection, donc le point de couleur en haut à droite, et de tracer une diagonale sur l'ensemble des dias; ainsi, en cas de mélange accidentel (qui se produit toujours juste avant la projection !), il sera plus rapide de repérer celles qui ne sont pas à leur place (pour des montages avec deux projecteurs, utiliser les mêmes couleurs que sur les diapositives ou tracer les diagonales en sens opposé).

Les quelques règles ci-dessus, et celles qui ne manqueront pas de suivre, ne proviennent pas de mon imagination mais elles sont édictées par la FIAP et appliquées dans tous les pays; plusieurs sont d'ailleurs également valables pour la présentation de diapositives isolées dans les concours.



DUREES de PROJECTION


On distingue la durée de séjour d'une diapositive sur l'écran, la durée du passage d'une vue à l'autre (fondu), la durée totale de la projection et la durée de la séance de projection s'il y a plusieurs présentations.

1. Durée de séjour sur l'écran
Pour les montages en fondu-enchaîné, les limites sont comprises entre 2 et 12 secondes, 6 - 7 secondes étant une durée "normale" vivement conseillée.

2. Durée de passage d'une vue à la suivante
Les différentes vitesses ont été codifiées au niveau international pour faciliter les échanges de diaporamas non automatisés; à savoir : Passage sec (cut). Rapide (1 à 2 secondes). Normal ou medium (4 à 5 secondes). Lent ou très lent (plus de 6 secondes). Lent avec arrêt (pour la "troisième image"). Aller-retour. Scintillement et autres effets particuliers.

3. Durée totale de projection
Elle est bien sûr fonction du nombre des diapositives et du type de montage; pour les projections privées, une durée d'environ 15 minutes par montage semble la limite à ne pas dépasser. La FIAP a néanmoins fixé à 10 minutes, plus une tolérance jusqu'à 12 minutes à l'appréciation des jurys, la durée maximum des diaporamas soumis aux grands concours, soit une centaine de vues.
Je souscris pleinement à cette règle qui encourage les auteurs à se concentrer sur l'essentiel, à élaborer un scénario strict, à donner du rythme à leur projection, à être critiques envers leurs œuvres. Le cas est un peu différent pour les présentations à caractère documentaire, didactique, etc., mais, là aussi, l'auteur devrait scinder son documentaire en plusieurs parties, chacune étant articulée autour d'un thème précis, au lieu de vouloir tout montrer et tout dire en une longue course contre le sommeil du spectateur.

4. Durée d'une séance de projection
Je pense qu'une séance de projection ne devrait pas durer plus d'une heure et demie, ou deux heures avec un entracte; si l'on pense que cela représente environ 500 diapositives, avec commentaires souvent riches ainsi que musique et bruits divers sur lesquels il y aurait long à dire (j'en parle un peu plus bas), on peut se demander ce que devient le pauvre spectateur.


Les CONDITIONS de PROJECTION


Les auteurs ne devraient pas oublier qu'en manifestant du respect pour le spectateur, ils donnent à leur œuvre le maximum de chances d'être réellement vue et appréciée.

Avant le jour de la projection, et avant que les magasins ne ferment, faire une répétition, surtout pour vérifier qu'il ne manque pas l'accessoire indispensable (câble, rallonge électrique, par exemple); nettoyer l'objectif et le couloir passe-vue du projecteur.
Le jour de la projection, avoir une lampe de réserve par projecteur, un jeu de fusibles appropriés au matériel utilisé, un nécessaire de réparation de bandes magnétiques, une petite lampe de poche; il est conseillé d'avoir une copie de la bande sonore (même sans synchronisation enregistrée) qui sera bien utile en secours.

Un détail qui a son importance : penser à assurer de bonnes conditions de projection, c'est-à-dire : asseoir les spectateurs confortablement, face à l'écran, pas trop près de l'écran ni du ou des projecteurs, éliminer les lumières parasites, soigner le son, leur exposer brièvement ce qu'est un diaporama et quel sera le programme de la soirée; interdire de fumer avant et pendant la projection!



Le SON


La bande sonore est, malheureusement, le point faible des photographes alors qu'elle fait partie intégrante d'un montage et qu'elle contribue dans une large mesure au succès ou à l'échec d'une projection de diapositives. Et, malheureusement encore, je ne peux pas consacrer ici à ce seul sujet les longs développements qu'il mériterait; je me limiterai donc à donner les orientations essentielles minimales.

1. Le texte parlé
C'est certainement la partie de la bande son la plus difficile à réaliser; trois cas se présentent : choix d'un texte littéraire, texte enregistré sur place (type reportage), texte composé exprès pour le montage.
Dans les trois cas, l'important est le bon rapport entre le texte et l'image; il faut éviter de décrire l'image (si elle est bonne, elle se suffit à elle-même), de parler de quelque chose que l'on ne voit pas, ou pas bien, à l'écran (parce que trop petit, flou, sombre), de parler de ses intentions ("là j'ai voulu montrer...") et, enfin, d'être trop emphatique par rapport à la réalité.

Penser que, compte tenu des capacités limitées d'attention ou de concentration du spectateur moyen, un commentaire trop riche va "nuire" à l'image; il est en effet difficile d'apprécier pleinement une série de belles vues si on est en même temps sollicité par un texte très dense. Plutôt que d'alourdir une projection par des commentaires historiques, culturels, religieux, économiques, penser qu'il est toujours possible de les donner à loisir avant la projection, puis de les compléter en encourageant des questions (mais cela implique, il est vrai, une assez bonne connaissance du sujet au lieu de se contenter de lire des extraits d'encyclopédie ou de guide touristique). En revanche, si on veut illustrer une grande oeuvre littéraire, poétique ou musicale, c'est l'image qui viendra la soutenir.

Le spectateur n'a pas à connaître les difficultés de prise de vues : il ne juge que le produit fini tel qu'on le lui soumet. Si des photos ne sont pas bonnes, elles n'ont pas à être présentées, et si on tient à les présenter parce qu'on estime qu'elles constituent un document, on n'a pas à se justifier. On peut toujours raconter ses exploits ou exposer ses problèmes après la projection.

Se méfier des exclamations qui sont très difficiles à prononcer sur le ton juste; viser la simplicité et la sincérité; ne pas abuser des adjectifs (surtout les superlatifs comme extraordinaire, fantastique, etc.). Ne pas dire une phrase sur chaque photo, mais prononcer un bloc de texte sur une série de photos, puis laisser quelques vues sans commentaires pour que le spectateur assimile ce qui vient d'être dit et apprécie les images.
Il est préférable que le passage des diapositives ne corresponde pas aux débuts et aux fins de phrase; le mot important (celui sur lequel une photo donnée doit apparaître) est placé en cours de phrase de sorte que les changements de photo et les changements de phrase sont décalés. En revanche, faire de temps en temps passer simultanément texte et image afin de varier le rythme.
Faire dire le texte par quelqu'un qui sait parler et a une voix qui "passe" bien à l'enregistrement; utiliser un micro de qualité très directionnel.

2. La musique
Elle doit correspondre d'une part à l'esprit général du montage et, d'autre part, aux différentes séquences; son rythme sera déterminant pour le passage des vues. Il faut bien être convaincu du fait que la musique ne doit pas être un simple fond sonore choisi à la dernière minute (même lorsque le texte est prépondérant).
Les enchaînements doivent être particulièrement soignés, tant sur le plan technique (pas de coupures ou de raccords brutaux) que musical; si des musiques de styles très différents doivent être employées, préférer un blanc sonore de deux ou trois secondes à un assemblage dissonant.

Se méfier des musiques "locales", dont on ne connaît pas nécessairement bien l'origine ou la signification, passées sans discernement d'un bout à l'autre du montage (cas des montages de voyage), premièrement à cause de la fatigue ou lassitude auditive du spectateur, deuxièmement pour la rigueur ethnologique (pensez à ce que donnerait un montage sur un voyage dans plusieurs régions de France illustré intégralement par de la musique bretonne, par exemple).
Enfin, éviter d'utiliser des morceaux, classiques ou non, trop connus (Les Quatre Saisons, l'Adagio d'Albinoni, l'Hymne à la Joie, etc.) ou qui seront automatiquement associés à un film ou à une émission de télévision, sauf si l'on recherche un effet spécial (humour, dérision, association d'idées).

3. Les bruits et bruitages
Dans le cas de montages de voyage, de reportage ou documentaires, il est dommage de priver le spectateur de l'ambiance naturelle, de la couleur locale, des bruits caractéristiques. Il est utile d'avoir avec soi un petit enregistreur de poche, de bonne qualité, pour enregistrer les sons "utiles" que ni les cassettes folkloriques, ni les disques de bruitage ne pourront remplacer. Rechercher l'authenticité plutôt que le spectaculaire.

Si une table de mixage ou un mélangeur, même simples, ne sont pas indispensables pour la réalisation d'une bande sonore composée d'enchaînements musicaux avec quelques commentaires, ils le deviennent pour produire un son de qualité avec des commentaires, des bruits et des musiques bien mélangés et correspondant parfaitement aux images. L'ordinateur et les logiciels spécialisés dans le traitement et le montage du son facilitent aujourd'hui dans une mesure considérable ces opérations.



Les GRANDES ETAPES de la REALISATION


1. Après avoir sélectionné les diapositives dans l'absolu (qualité technique essentiellement), les assembler séquence par séquence sur la table lumineuse; vérifier les enchaînements non seulement à l'intérieur de chaque séquence, mais aussi d'une séquence à l'autre; rechercher les effets spéciaux (correspondances de couleur, de lignes, de formes, création de "troisième image", effets comiques).

2. Faire une projection à rythme rapide pour contrôler l'assemblage. Une fois le montage jugé satisfaisant, passer plusieurs fois chaque séquence pour trouver le bon rythme (vitesse du passage d'une vue à la suivante et durée de séjour de chaque vue sur l'écran). Dès ce stade, il peut être intéressant de chronométrer la durée de chaque séquence.

3. Enregistrer la synchronisation pour tout le montage, puis repasser le montage synchronisé en essayant d'être un spectateur neutre et critique; chronométrer la durée de chaque séquence et la durée totale.

4. Sur la base des temps relevés, composer la bande sonore en insérant commentaires et bruitages aux moments précis relevés grâce au chronométrage. Bien entendu, si l'on fait un montage qui illustre une chanson, une musique ou un texte enregistré, cette phase est sans objet.

5. Passer la bande sonore définitive et refaire si nécessaire la synchronisation finale; si une certaine concordance entre le son et l'image est nécessaire (et elle devrait l'être, sinon ce n'est pas vraiment un diaporama !), il faut s'attendre à devoir recommencer plusieurs fois avant de tomber juste.

6. Avant l'apothéose en public, conserver bande magnétique et diapositives ensemble dans un endroit sûr, inscrire sur les différentes boîtes les références du montage, la vitesse de la bande, les caractéristiques d'enregistrement (sur quelle piste est la synchronisation, utilisation ou non d'un procédé de réduction de bruit), la durée totale, le nombre de diapositives, etc.
Protéger la cassette contre l'effacement en cassant la languette située sur la face arrière du boîtier.
Pour les montages envoyés aux concours internationaux, un livret de projection détaillé est souvent requis.


En guise de CONCLUSION


Profitez du passage automatique du montage pour regarder votre audience :

Si un spectateur s'endort, se réveille, regarde sa montre, s'agite sur sa chaise...
C'est peut-être que l'intérêt ou la longueur de votre montage sont problématiques...
ou
que ce spectateur ne mérite plus d'être invité  :-)


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