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La mesure de la lumière


[Voir aussi la Fiche technique "Exposition"]

Bracketing

Nous sommes désolés de cet anglicisme mais, à part "encadrement de l'exposition" ou "décalage de l'exposition", que personne n'utilise, nous n'avons pas trouvé mieux. De quoi s'agit-il ?

Dans des conditions difficiles de prise de vues (forts contrastes, par exemple) ou si vous voulez être sûrs de réussir votre photo, ne vous contentez pas d'un seul cliché. Faites plusieurs photos en décalant à chaque fois l'exposition d'une valeur (ou d'une demi-valeur) au-dessus et en dessous de celle indiquée par la cellule.
En général, on fait donc au minimum trois prises de vues: une "nominale", une surexposée et une sous-exposée - mais il n'est pas interdit d'en faire plus.
Exemple: si le posemètre vous indique 8 au 1/125, vous ferez un cliché à 16 et un à 5,6 sans changer la vitesse; si vous voulez conserver le diaphragme (pour la profondeur de champ, par exemple), vous ferez une photo au 1/60 et une au 1/250.

Et surtout n'oubliez pas de débrayer l'automatisme ou le mode programme de votre appareil ! Notez que certains appareils permettent de programmer un "bracketing" automatique.



Dépannage

Votre cellule est en panne ou semble vous donner des mesures étranges ? Voici un conseil pour vous dépanner ou vous rassurer.

Par temps très clair, avec un film d'une sensibilité de 100 ISO, vos photos seront correctement exposées en réglant l'ouverture sur 16 et la vitesse sur 1/125.
Suivant la variation des conditions d'éclairement par rapport à cette règle mnémotechnique, et en fonction de la sensibilité de votre film, vous ajusterez le couple vitesse-diaphragme - sans oublier toutefois un petit "bracketing" par sécurité.



Émulsion

Il est, en général, conseillé d'adapter quelque peu sa mesure de la lumière au type d'émulsion que l'on utilise.

Pour les films négatifs (noir & blanc et couleur), il est préférable de poser pour les basses lumières. On s'efforcera donc de mesurer la lumière sur les zones sombres du sujet (ombres, par exemple); les zones les plus claires seront donc surexposées mais ce ne sera pas trop gênant sur les tirages.

Pour les films inversibles (diapositives), il faudra en revanche poser pour les hautes lumières, quitte à sous-exposer les zones sombres.
En effet, la surexposition des zones claires est difficilement supportable à la projection ou même à la visualisation sur table lumineuse ou avec visionneuse.


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