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10ème Festival des images et des sons 2003 - Pontivy


Un exemple de courage et de volonté

Un événement a eu lieu ce premier week-end d’octobre : la reprise du Festival des images et des sons à Pontivy. J’y étais, et je crois nécessaire et utile de saluer ici le courage et la volonté de Gérard Crespel, qu’un accident de santé a rendu aveugle, d’avoir su faire renaître cette manifestation. Faire un pied de nez au coup du sort pour que vive le Diaporama, chapeau.

Chapeau aussi à l’équipe du Lardin, Raymond Raynier et Daniel Fremont, venus assurer sans faille la projection de cette 10ème édition du Festival des images et des sons. Chapeau encore à l’équipe des jeunes entourant Gérard Crespel pour assurer, qui les questions d’intendance, qui l’accueil, qui la présentation des montages, qui la projection avec ceux du Lardin.
Une salle de projection splendide, des conditions de projection optimales, un restaurant sympa – peut-être un peu bruyant mais tous les diaporamistes qui avaient fait le déplacement avaient beaucoup de choses à se dire ! – et puis le soleil qui était de la partie le dimanche... bref, un redémarrage prometteur. Encore bravo Gérard pour cette belle leçon de courage et de volonté.

Le Diaporama vit parce qu’il y a des auteurs mais aussi et surtout parce qu’il y a des manifestations pour montrer les œuvres. C’est le seul moyen valable de susciter de nouvelles vocations et de faire connaître notre mode d’expression.
Petite anecdote à ce propos : durant la projection de l’après-midi, un jeune couple est venu s’asseoir près de moi à la reprise des projections après l’entracte. « Excusez-moi monsieur » me fait le garçon ; « nous arrivons juste, de quoi s’agit-il ? C’est de la vidéo ? » «  Non, répliquais-je, c’est du diaporama ». Le garçon me regarde interloqué. En voilà encore un, me dis-je, qui n’a jamais entendu prononcer ce mot. Je lui explique brièvement en quoi cela consiste puis la projection commence… Rien de tel qu’un exemple concret pour définir ce qu’est le diaporama. A l’issue de la séance, je les ai vus, lui et son amie, ravis et heureux d’avoir découvert un mode d’expression dont ils ignoraient jusqu’au nom.

Seule ombre au tableau de ce Festival des images et des sons, un public clairsemé. Mais le télescopage de deux festivals (Pontivy et Epinal) le même week-end peut en partie l’expliquer tout comme l’interruption de ce festival en 2002. La preuve s’il en est que le calendrier des festivals n’est pas toujours cohérent et que la suppression d’une manifestation est plus aisée que son redémarrage.

Bernard Basse



Regards...

Organisateurs d’un festival, celui de Saint-Chamond, Jean-Paul Guibal et moi-même avons l’habitude, et surtout le plaisir, de nous déplacer afin d’assister aux autres manifestations qui permettent à l’art du diaporama de s’exprimer. Cependant, la longue distance Saint-Chamond-Pontivy nous avait toujours posé problème...

Aussi, en 2001, Gérard Crespel nous avait-il bien prévenus : il désignerait l’un de nous comme juge pour le jury de la 10ème édition du Festival de Pontivy, en 2002. Cela afin de nous obliger à franchir le pas et à assister, pour la première fois, à «son» festival !

Malheureusement, 2002 fut une année noire pour Gérard et pour le diaporama à Pontivy...
Nous ne nous sommes retrouvés qu’en 2003, ces 3, 4 et 5 octobre 2003. Nous nous sommes retrouvés... et nous, nous l’avons revu.

Deux signes extérieurs seulement ont changé le Gérard que nous connaissions : des lunettes noires et une canne blanche. Mais il faudrait chercher longtemps pour trouver d’autres changements, intérieurs ou extérieurs... ! Le même sourire de bienvenue, le même sens de l’humour et de la dérision, le même sens de la Fraternité...
Nous ne connaissions pas le Gérard organisateur, et nous avons pu constater sa capacité à diriger toute l’équipe de «Pontivy Audiovisuel» afin de faire de ce festival 2003 une réussite. Avec la fermeté et la gentillesse que nous lui connaissions déjà.

Ce qui nous a frappés, Jean-Paul et moi, dans cette équipe «Pontivy Audiovisuel», c’est sa jeunesse (Amélie, Jonathan, et beaucoup d’autres...). C’est donc l’assurance que le Festival de Pontivy va poursuivre tranquillement son chemin dans les années qui viennent...

Tu as su gérer beaucoup de choses, Gérard, pour remettre sur les rails le train du Diaporama à Pontivy. Pour faire en sorte que cette 10ème édition soit plus réussie encore que les précédentes.
Oui, Gérard, avec cette 10ème édition, tu nous en as mis plein la vue !
Merci.

Maurice Guidicelli



La poésie sacrifiée

Je reviens du Festival de diaporamas de Pontivy et je ne cesse de penser au palmarès de cette dixième édition mais aussi aux derniers palmarès des autres festivals français de diaporamas.

Il semble bien que les jurés soient passés de l'adoration des mélodrames pseudo-érotiques à celle des confessions en tous genres et des témoignages coup de poing très à la mode dans tous les médias.
Je pensais encore, il y a peu de temps, que le Diaporama était à l'abri de ce phénomène. Je suis rassurée : le Diaporama est donc bien de son temps!

L'imagination et la poésie n'ont plus qu'une infime place dans le diaporama comme dans la culture en général. Hélas, trois fois hélas pour les rêveurs et rêveuses dont je fais partie !

Annie Logeais



Résultats du 10ème Festival des Images et des Sons

1er Prix
Confidences Gay - Bernard BASSE

2ème Prix
Ver-Vert - Jean-Marie LAFON-DELPIT

3ème Prix ex-aequo: (par ordre alphabétique)
Cerro Rico - Michel PARET
Lacrima - Ricardo ZARATE
Laviva - Philippe de LACHEZE-MUREL
Les étangs maudits - Marie-Thérèse MORINEAU
Strasbourg 99 - Marie-Louise MERCK

Coup de coeur du jury
Cao Dai, que ton règne vienne - Jean-Claude RECOURCE

Prix du public
Sable chaud - Maurice RICOU et Jean-Claude BOULAIS
avec une mention pour Strasbourg 99 - Marie-Louise MERCK



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