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FIST 2005
- le 3ème Festival de l'image et du son en Touraine -
Pour sa troisième édition,le FIST (Festival des images et du son en Touraine) avait lieu à la salle Oésia de Notre-Dame d'Oé, dans la banlieue "chic" de Tours, du 25 au 27 novembre 2005. L'alignement de quelques camping-cars sur le parking de la salle témoignait du côté paisible du lieu !52 diaporamas argentiques et numériques (surtout) constituaient le menu de ce week-end. C'est à la fois peu mais suffisant pour notre "digestion"!, d'autant plus que plus de 80% des montages projetés étaient connus des quelques auteurs (dont je fais partie !) qui avaient bravé le froid (et même la neige) pour se rendre à Notre-Dame d'Oé. Et là on aborde la question de la présence très " discrète" des auteurs (15% des auteurs en compétition !). Ce phénomène est de plus en plus constaté dans les festivals : Hayange, Epinal, Pontivy, Meyrin... seule exception : Trélazé. Il y a quelques années Gérard Desroches faisait le même constat mais ce phénomène semble s'amplifier. La place disponible pour cet article ne me permet pas de risquer une analyse mais la diffusion numérique me semble en être responsable (c'est tellement facile d'envoyer un CD plutôt que des dias et une bande-son, la démarche personnalisée n'est pas la même). Aujourd'hui, on peut envoyer le même montage dans une dizaine de festivals à la fois et on pourrait se contenter de visionner les montages en téléchargement sur internet, devant son ordinateur. Donc ce sont les mêmes montages qui "tournent" (plus rapidement qu'avant !) et les auteurs n'ont pas envie d'engager des frais (importants !) pour voir des diaporamas qu'ils ont vus et revus. D'autre part les organisteurs devraient, à l'avenir, "attirer" les auteurs à leur Festival. * Les projections de diaporamas ne suffiront pas. Chelles constitue, me semble-t-il, une solution avec des œuvres de professionnels (mais il n'y en aura de moins en moins !) et la soirée "Jazz" de 2005 a été un régal de par son innovation et sa qualité. * Une visite touristique (ah ! les festivals d'Epinal d'antan !), des animations diverses : expositions et foire à la photo comme à Notre-Dame d'Oé, autres spectacles à inventer. * Attention : avec internet les organisateurs ne personnalisent pas toujours leurs relations avec les auteurs. Ce travail relationnel doit se faire en amont du festival, pendant, et en aval. Combien d'auteurs (dont certains n'ont pas internet - oui, ça existe encore ! pas de "racisme" SVP !) ne reçoivent aucune nouvelle de leur montage, du palmarès, du festival... Devant cette désaffection des auteurs les festivals risquent de se transformer en "galas". Autrefois on reprochait aux festivals de n'être qu'un rendez-vous (certes fort sympathique) d'auteurs d'où le public était quasiment absent. Aujourd'hui un effort est fait par les organisateurs pour attirer du public à la soirée de gala. Mais les jurys ne risquent-ils pas de juger les oeuvres en compétition devant des sièges vides (ou presque !). C'est ce que j'ai constaté à Hayange, Notre-Dame d'Oé, Meyrin (paraît-il), etc. L'idéal serait que les festivals soient un savant mélange, une rencontre entre les auteurs et le public. Bon, arrêtons ce sujet, je voulais faire un compte-rendu du FIST 2005 ! Les projections : Elles ont eu lieu dans la magnifique salle Oésia, bien trop grande pour les séances de compétition mais assez bien remplie le samedi soir pour la soirée de Gala. Le matériel numérique : un vidéoprojecteur professionnel, une "bête" mais dont il n'était pas aisé de régler la blance des couleurs ! - une très légère dominante pouvait se deviner mais n'avait pas d'influence sur le jury (nous a-t-on dit) et n'était en tout cas pas du tout gênante pour le spectateur (seuls les "puristes" défenseurs de la diapo feront la fine bouche !). De l'argentique, parlons-en. Les quelques montages argentiques ont souffert du manque de luminosité des images due à la distance et à la puissance insuffisante des projecteurs.
Ces restrictions étant faites, félicitations aux projectionnistes: un zéro faute ! Le son était très bon et les fauteuils très confortables.Les soirées de gala (eh oui,il y en avait deux, c'est une spécialité du FIST !). La Soirée d'ouverture était constituée par des montages (hors concours) de Ginette et Gérard Joseph, de Peymenade (06). De "vieux" baroudeurs de la polyvision (et même une multi). Mais au-delà de la technique, il faut constater que ce fut un "flop" et que le public présent n'a pas accroché au programme présenté. Etait-ce dû à l'engourdissement de cette période hivernale ? En revanche, la Soirée de gala (de fermeture !) fut un régal pour les yeux, une évasion sous terre (magnifiques images de spéléo) et dans un certain nombre de déserts du monde. Belles images, musiques bien choisies (quoique parfois trop connues !), textes riches et originaux (quoique parfois un peu longuets!). Félicitations à ce couple de baroudeurs humbles et sympathiques (Philippe Crochet et Anne Guiraud) mais ô combien talentueux. J'ai cru comprendre qu'ils pouvaient bénéficier des avis éclairés du club A.I.D. de Montpellier. Ceci explique cela ! Toutefois, la programmation de la première partie de cette soirée (projection des 9 derniers montages en compétition) pouvait prêter à discussion tant au niveau des œuvres choisies que du principe même du "mixage" - œuvres en compétition et œuvres "invitées". Je pense que le public de cette soirée vient voir les "meilleures oeuvres" du Festival (car il s'agit bien d'un festival et non d'un simple gala !). Ces œuvres ne sont pas nécessairement celles choisies par le jury. La solution la meilleure (s'il y en a une !) me semble être celle de présenter un savant mélange entre des œuvres susceptibles d'être primées, de qualité et d'autres plus "grand public", dirions-nous, de façon à équilibrer un programme permettant de donner au public une vision assez large de ce qui constitue notre passion : le diaporama. Le palmarès : j'ai pour habitude de ne pas le commenter ! Certes, il aurait été bien différent avec un autre jury, c'est bien connu. Roger (le tonton du Forum !), membre du Jury, a insisté pour souligner qu'au FIST, ils veulent privilégier l'écriture originale, la créativité, et ils ont souligné une forme "d'allergie" aux "vidéoramas" (exit effets et transitions faciles et pas toujours adéquats, style Proshow ou autres logiciels...). C'est drôle mais l'an dernier à Hayange le jury avait "saqué" l'utilisation de Photoshop ! Il y aurait un débat à faire là-dessus mais ce n'est pas l'endroit. Je n'ai pas le temps de commenter les montages en compétition mais, pour moi, il y en a un qui sort du lot (même si ça n'a pas été le choix du jury) c'est "Le petit monsieur en gris" de Christian Hendrickx. Certes il n'est pas parfait (cela existe-t- il en diaporama ?) mais pour moi c'est LE Diaporama de référence (ce n'est qu'un avis personnel et on a le droit de n'être pas d'accord !). Pas de fioritures esthétiques, pas de moyens informatiques particuliers, pas d'images superbes mais une voix féminine suave (et ô combien professionnelle) au service d'un texte aussi riche en touches sensibles. Quelle émotion !! Souhaitons que le numérique permette, par la technique qui lui est propre, de rendre une telle émotion. C'est possible ! Autre constat personnel : les images de voyage continuent d'alimenter les diaporamas (42% des montages en compétition !). ![]() L'ambiance et l'intendance : Les deux font partie intégrante d'un festival et ont une importance prépondérante, au même titre que la qualité des projections. L'accueil est excellent au FIST. Et je voudrais me faire l'écho des quelques auteurs présents pour remercier Roger Bouyrie et son équipe sans oublier les "femmes de l'ombre", celles qui oeuvrent en continu pour que notre séjour soit le meilleur possible. Merci mesdames! Au passage, les absents n'ont pas pu apprécier le "Chinon Cuvée Spéciale FIST 2005 !" et... le far breton dont un montage léger et savoureux nous mettait en appétit avant les pauses ! Les expositions : Elles complétaient parfaitement les projections de diaporamas. 150 photos de grande qualité et d'une grande diversité, émanant de 8 clubs régionaux (les portes; les z'animaux, les couleurs, le noir et blanc, les métiers, "architexture"... sans oublier les photos de plasticiennes qui permettent beaucoup de créativité par le "détournement" du support photo : relief, effets divers, dégâts des eaux sur des photos et... ce qu'il en reste ! L'expo de nus de Michel Blot (un ancien du MIST) a attiré l'attention des messieurs, mais aussi des dames !, par sa qualité esthétique. Enfin n'oublions pas le concours photos proposé aux enfants des écoles primaires. Déjà des photographes en herbe et un œil bien affûté. La relève est assurée pour peu qu'ils ne se fassent pas happer par le "zapping" et la facilité ambiante !
Foire à la Photo : Elle complétait parfaitement cette Fête des images et du son en Touraine. Une quinzaine de vendeurs, collectionneurs, venus de toutes les régions de France, ont semble-t-il satisfait le public venu à cette manifestation. Il y a même des auteurs qui ont acheté un appareil manquant à leur panoplie ! Voilà un petit tour d'horizon de ce FIST 2005. Vive le FIST 2007 où les organisateurs espèrent accueillir plus d'auteurs. Car le diaporama numérique doit être vu sur GRAND ECRAN et dans une salle confortable comme celle de Notre-Dame d'Oé. Alors qu'on se le dise ! Jean-Paul Guibal PALMARES DU 3ème FESTIVAL DE L’IMAGE ET DU SON EN TOURAINE 1 - CONSULTATIONS SUR RENDEZ-VOUS - Denis Gelin 2 - VERT VERT - Jean-Marie Lafon Delpit 3 - PORT D'ATTACHE - Jean-Claude Boulais & Maurice Ricou 4 - L'ARBRE AUX SABOTS - Jean Halgand 5 - YVETTE - Philippe de Lachèze-Murel & Brigitte Richir 6 - SIGLO 20 - Ricardo Zarate 7 - PEI LAN - Jean Zucchet 8 - UNE CHAMBRE EXTRAORDINAIRE - Camille Simon 9 - EXP'EAU - Christian Crapanne 10 - AUX PORTES DE L'HISTOIRE - Claudine et JP Durand 11 - L'AMANT VERITABLE - Jean-Pierre Simon 12 - LE PETIT MONSIEUR EN GRIS - Christian Hendrickx 13 - L'ILE NOIRE - Pierre Lormier 14 - AHMED MON FRERE - Michèle et Michel Paret 15 - LE REVE D'HASSAN - Jean-Marie Beziat 16 - QUAND ADAM CROQUAIT LA POMME - Claudine et JP Durand 17 - REGARDS DE PIERRE - Alain Garsia ![]() Sommaire |