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De la difficulté de participer à un jury international.
Je parle à peu près français, en faisant, malgré tout, quelques fautes. Par contre mes études scolaires
linguistiques ne m’ont manifestement pas laissé un souvenir impérissable. En résumé les
diaporamas “avec texte” en une autre langue que le français étaient composés, pour moi, avec deux
musiques. La première, celle des instruments, la seconde celle de la voix du lecteur, ne pouvant être
décodées ni l’une ni l’autre. En diaporama, l’importance du texte est capital , les mots ne sont pas
choisis au hasard. Malheureusement tous ces efforts sont anéantis par le barrage de la langue.
Bien
sûr, j’ai été aidé par mes collègues qui maîtrisaient plusieurs langues, mais je regrette de n’avoir pu
correctement juger par moi-même.
J’en déduis que si je dois envoyer un diaporama à l’étranger, il
sera sans texte ou avec un texte sans importance. J’hésiterai également à participer à nouveau à un
jury international si le cas se présente. Malgré cette difficulté je suis ravi d’avoir été un membre du
jury. J’ai vraiment eu la chance d’avoir des collègues à la hauteur aussi bien en technique
diaporamique que linguistique.
De la difficulté de juger les gens que l’on connaît.
J’ose dire que je suis influencé par la connaissance que j’ai des auteurs. Même si j’essaie de rester
impartial, mon subconscient travaille contre moi, je serai plus indulgent avec les gens que j’aime et
plus sévère avec certains. A cela je n’ai aucune solution puisque nous vivons dans un monde du
diaporama trop petit et nous sommes dans l’obligation de nous juger entre nous. C’est une
remarque pas très originale mais c’est quand même mieux de le dire et d’en être conscient.
De la difficulté d’organiser une manifestation.
Soyons honnêtes, il n’y avait personne, je veux dire pratiquement pas de public pour la qualité du
spectacle et la publicité faite. Je ne parle pas des auteurs, qui même sans être nombreux étaient
quand même représentatifs, sachant qu’en même temps, il y avait le Festival de Pontivy.
Epinal était et reste un rendez vous coté. Est ce que cette désaffection est générale dans les
Festivals, passagère ? J’ai bien peur que le public ait fait le tour du sujet et qu’il n’ait plus un goût
immodéré pour nos petites images fixes. L’avenir le dira.
De la difficulté d’utiliser 3 ou 4 projecteurs
J’ai toujours pensé que l’utilisation de 3 ou 4 projecteurs devait se justifier par des effets
particuliers de fondus. J’ai trouvé que “la majorité” des diaporamistes français ne travaillaient pas
les fondus avec rarement la création d’une 3ème image. Il me semble pourtant que c’est très
important en diaporama. Par contre les étrangers avec 3 ou 4 projecteurs sont des virtuoses de la
création de fondus.
De la difficulté de conclure un article pour Vision
Allez, j’en profite pour dire que je regrette profondément Vision version papier. Je suis beaucoup
moins fidèle à sa version informatique et ne lis que peu de chose. Peut-être que j’irai consulter
cet article, vous aussi à ce que je vois !
Philippe de Lachèze-Murel
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